Kasaï central : Le silence qui dérange au sommet de la jeunesse kasaïenne

En ce premier jour de l’an 2026, une ombre plane sur la représentation officielle de la jeunesse au Kasaï Central.

Tandis que plusieurs leaders provinciaux à travers le pays ont saisi l’occasion pour adresser leurs vœux et messages de reconnaissance à la jeunesse, le président du Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ) du Kasaï Central, Emmanuel Kabangu, est resté étonnamment silencieux.

Aucune déclaration, aucun mot de gratitude ni message d’espoir n’a été entendu, ni le 31 décembre comme il l’avait laissé entendre, ni ce 1er janvier. Ce silence suscite des interrogations légitimes sur sa capacité à incarner véritablement le leadership qu’exige cette responsabilité.

Ce mutisme pourrait être interprété comme un signe de désintéressement, voire de déconnexion avec les attentes de cette jeunesse dynamique, engagée et souvent livrée à elle-même. Faut-il rappeler que cette jeunesse l’a porté à ce poste avec l’espoir d’être écoutée, accompagnée et valorisée ?

Une communication minimale, un mot d’encouragement ou un simple message symbolique auraient suffi à témoigner d’un lien vivant entre le CPJ et sa base.

À défaut, ce vide communicationnel affaiblit l’image de l’institution et sape la confiance de ceux qui espéraient voir en lui un porte-voix fiable.

La jeunesse n’a pas besoin d’un président figuratif, mais d’un leader proactif, engagé, et surtout reconnaissant.

Le moment est peut-être venu pour Emmanuel Kabangu de réajuster son approche, redéfinir ses priorités, et replacer la jeunesse au cœur de ses actions, non seulement par des projets, mais aussi par la parole car parfois, un mot peut inspirer tout un avenir.

Nestor ilo

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